Dans la maison rêvée

Carmen Maria Machado

Christian Bourgois

  • 28 août 2021

    La parole est d'or !

    En cinq actes, l'autrice raconte de façon magistrale la relation extrêmement violente et toxique qu'elle a vécu avec sa compagne de l'époque. D'une inventivité folle, l'écriture puissante de Carmen Maria Machado joue avec les formes et les lieux communs de la culture mainstream, les transpose à une expérience queer pour abolir une frontière : la violence conjugale n’est pas réservée aux couples hétérosexuels. Les mécanismes de cette relation abusive sont décortiqués avec une précision qui sidère autant qu'elle terrorise (la violence psychologique est épouvantable). Car ce sujet encore trop invisible devient essentiel dans une société qui ne reconnaît que la violence physique. Un immense roman d'une indéniable virtuosité.


  • 25 août 2021

    Rentrée littéraire insolite

    Roman percutant sur l’installation progressive et pernicieuse de violence conjugale au sein d'un couple de femmes. Sous une plume innovante, l'autrice explore divers genres littéraires : le conte, la science-fiction, l'eau de rose, le gothique, et même le livre dont vous êtes le héros, selon ce que vit la narratrice.
    Un roman insolite, donc, qui décrypte au mieux une violence invisible, invisibilisée aussi, et ses ombrageux mécanismes.

    Sensible et important !


  • 20 août 2021

    La maison rêvée à la manière...
    d'un rêve qui se transforme en cauchemar,
    d'un aveu de faiblesse qui fait preuve de courage,
    d'une honte qu'on étouffe et qui suffoque,
    d'une réalité bien humaine mais qui ne s'autorise pas à l'être.

    Parce que d'abord, il faut revendiquer être homosexuel et, qu'ensuite, tous les pas de côtés, les petites erreurs qui s'entassent chaque jour deviennent comme une opprobre jetée à la face de la communauté, alors on se tait, on ne respire plus.
    Comme s'il fallait être parfait pour avoir le droit à la parole.
    Comme si être parfait, c'était éviter les critiques, les nouveaux stigmates et toutes ces étiquettes qui collent - pas seulement sur soi, mais sur toute une communauté de personnes. Parce que c'est la peur de porter préjudice aux autres qui coincent ces mots.
    Comme si être simplement humain ne pouvait être normal.

    Carmen donne sa voix, son histoire a une communauté qu'on ne veut pas voir, à un phénomène auquel on veut encore moins croire.


  • par (Libraire)
    19 août 2021

    Autobiographie romancée, essai sociologique et historique et tant d'autres !
    Une nouvelle fois Carmen Maria Machado joue prodigieusement avec tous les styles à propos d'un sujet pourtant très grave : la violence conjugale dans les milieux queers.

    UN LIVRE ESSENTIEL !